Pratiques des assureurs pour vous rendre fou.




2ème Chapitre Allianz Assurance

10 ans plus tard. Suite à ma séparation de ma compagne je quitte Nantes et décide de revenir sur mes terres natales en Lorraine.
Après plusieurs activités professionnelles enrichissantes autour du marketing, de la vente, puis des relations publiques, je décide de suivre une formation de Web designer qui doit durer un an. Forcé de constater que les budgets liés à l’image de marque augmentent nettement pour la part Web. Je n’ai d’autre choix que d’évoluer.
Je suis heureux de revenir où je suis né. Je connais les gens, les gens me connaissent. C’est mon quartier natal, et la rue où j’ai grandi. Mon propriétaire me connait depuis tout petit et ne me demande aucune garantie il me propose même gentiment de gérer les actes liés à l’entrée dans un appartement (eau gaz électricité assurance...) Ce que j’accepte ravi d’être épargné de toute cette paperasserie.
Même si je quitté Nantes en sachant que je ne verrais plus mes enfants aussi souvent, je retrouvais tout le tissu humain qui avait accompagné mon enfance. Une enfance qui malgré le divorce de mes parents, ma mère avait su rendre heureuse et féconde.
Ainsi entouré, je me suis donc pleinement consacré à cette formation et j’ai investi dans tout un équipement ; pc appareil photo vidéo objectif photo etc…
Nouvelle formation, nouveaux amis, nouvelles compétences… tout se déroule au milieu durant les premiers mois lorsqu’un jour de formation je profite d’une pause pour consulter mon répondeur. Un message inquiétant de mon voisin m’expliquait que mon appartement était saccagé. Je rappelle aussitôt mon propriétaire tout en me rendant chez moi. Ce dernier me rappelle en me disant que mon appartement avait été cambriolé.
J’arrive quelques minutes plus tard pour le voir de moi-même. J’appelle la police qui vient à son tour constater l’effraction et le vol …suivie deux heures plus tard par la police scientifique qui fait les relevés d’empreintes digitales étant donnés l’ampleur du préjudice et des dégradations. Je me rends ensuite au commissariat faire un dépôt de plainte. Tout au cours de cette procédure je me rends compte que mon assurance n’est autre qu’Allianz.
En effet mon propriétaire étant un grand parrain de l’enseigne tous ces locataires ou presque avaient rejoint cette compagnie. Je n’avais pas vraiment d’a priori sachant que le groupe Allianz finance conseil est totalement détaché du groupe alliance assurance de biens et de personnes. Mais je n’allais pas tarder à être servi.
Vous ne vous êtes jamais faits cambrioler, croyez-moi, les gens n’exagèrent pas quand ils disent l’avoir ressenti comme un viol. La journée même du cambriolage j’appelle donc l’assistance pour la mise en sécurité de mon appartement, et savoir quelle procédure je dois suivre.
L’assistante donc au courant de ma situation, sachant que je viens de tout perdre me dis qu’elle peut faire intervenir une société à condition que je m’acquitte d’une franchise de 275 € sur place. N’ayant plus de denier à disposition je lui dis la rappeler dans une heure. J’appelle un ami qui a une société de bâtiment lui explique la situation, il me dit pouvoir intervenir rapidement et gratuitement me sachant dans un état psychologique faible du fait de ce que je venais de vivre. Je rappelle alors l’assistante pour la prévenir de la situation, mais là, son discours change et elle me dit que je dois attendre la venue de l’expert dans les 72 heures avant de pouvoir toucher la porte.
Imaginez-vous alors que vous venez de vous faire cambrioler que votre appartement a été retourné, que tous vos biens ont disparus, que votre intimité a été souillée. Je devais donc passer la nuit la porte fracturé, avec pour cauchemar vivant, une nouvelle infraction ou agression. C’est l’une des rares fois dans ma vie où je me suis senti vulnérable. Je n’ai d’ailleurs pas dormi de la nuit. Passant de position fœtale à des sursauts accompagnés de palpitations au moindre bruit dans la rue. Seule protection psychologique ma couette et un couteau de cuisine sous mon oreiller. Vous venez de vous faire cambrioler, vous ne savez pas par qui, mais le pire reste certainement la peur du sommeil.
Lendemain matin je me rends illico presto chez mon propriétaire récupérer mon contrat d’assurance et lui demandé de garder mon appartement le temps que je me rende chez l’agent. Chez lui tout se passe bien il récupère mes pièces originales, des photos qu’il m’a demandés, ensuite, en chiffrant le préjudice de 30 000 €, tout en m’informant que mon contrat ne me couvre qu’à hauteur de 15 000 €. Mon visage à ce moment-là a vu se liquéfier, mais je ne pouvais m’en prendre qu’à moi-même. Au lieu de choisir mon contrat d’assurance, j’avais choisi la solution de facilité en déléguant la tâche à mon proprio, je n’ai même jamais rencontré l’agent avant le cambriolage, ce qui place légalement l’agent en défaut de conseil.
La journée se passe et la crainte de passer une nuit comme la précédente grandit au fur et à mesure du déclin de soleil. Souhaitant ne m’être jamais levé pour apprendre que je perdais plus de la moitié de la valeur de mes biens et ne souhaitant pas non plus rentrer sans avoir sécurisé mon appartement. 72 heures passent je n’ai ni pu suivre ma formation ni pu sortir sans que quelqu’un conserve mes dernières affaires, et pas d’experts, l’assistance disant qu’il passerait sous huit jours.
Huit jours passent je ne suis plus ma formation. Coincé dans mon appartement ou ce qu’il en reste.
Au bout de 15 jours mon agent fini par me contacter pour me dire que les pièces que je lui ai fournies serviraient au siège social pour télé expertise, me confirmant qu’aucun expert ne se déplacerait, et qu’il attendait confirmation.
Trois semaines de plus et rien ne bouge. Je suis à bout de nerf. Je suis reclus chez moi et mes seules sorties se font à la faveur d’amis qui prennent ma place de prisonnier le temps d’une course ou d’un rendez-vous.
Mes angoisses nocturnes deviennent diurnes.
C’est alors que mon propriétaire alerté par mon mal être prend l’initiative de demander à ce que les réparations de la porte soient prises en charge par son propre contrat d’assurance. Tout semble alors plus simple et ma porte va pouvoir être réparé sans besoin d’expertise,
Quand un matin, ouvrant mes rideaux, je surprends un homme en train d’écouter à ma fenêtre.
Lui demandant ce qu’il faisait là, il me dit être envoyé par Allianz
, je crus alors à la venue de l’expert tant attendu, mais il n’en était rien il se présenta comme enquêteur assermenté par l’État, agissant pour le compte d’Allianz. Je crus en son assermentation et l’invitais donc à entrer boire un café. Enfin quelqu’un se déplaçait pour le compte de mon assurance. Durant 30 minutes je répondis à ces questions ayant trait au cambriolage et pendant 2h30 nous avons discuté de tout et de rien. Il s’intéressa à mon cursus et me suis intéressé au sien. Il travaillait donc pour diverses assurances et m’assuré la police avait mal fait son travail ou pas fait son travail du tout. Cette assertion m’a d’abord stupéfait, puis j’y ai vu une marque d’honnêteté intellectuelle de sa part et lui ai demandé si ses mandataires orientaient leurs enquêtes vers un type de population bien précise.
C’est alors qu’il m’a raconté deux anecdotes sur des Turcs de Metz et de Ponts à Mousson qui m’ont bien fait rire. Et m’a laissé entendre que 75 % des enquêtes diligentées par Allianz, l’étaient sur des noms à consonance étrangère. Il m’a raconté d’autres anecdotes concernant des chinois, mais rien de raciste de sa part, seulement je compris que mon assureur ne me faisait pas confiance et ce parce que mon nom n’avait pas la bonne consonance.
Il m’a demandé plusieurs numéros de téléphone que je lui ai donné pour faciliter son enquête. Nous avons quitté mon appartement ensemble en se saluant avec la cordialité de deux personnes se respectant. Revenant en fin de journée, il était toujours là, discutant avec le propriétaire d’un bail commercial en face de chez moi avec qui j’étais moi-même en pourparlers.
Sur le coup, il ne m’est pas affleuré l’esprit qu’ils parlaient de moi, c’est plus tard le soir en y repensant que le doute d’installa. Je ne suis pas de nature paranoïaque mais ce cambriolage, puis l’attente interminable, puis l’enquête, finissait par avoir raison de mon habituelle sérénité intellectuelle.
De fait, cette enquête avait mis à mal mes relations de voisinage, je sentais bien que l’on ne me saluait plus de la même manière voire plus du tout pour certains et le propriétaire du bail commercial fit soudainement marche arrière alors même que nous étions sur le point de trouver un accord !
J’inspirais soit la pitié soit la méfiance.
Maintenant, dans ma rue, mon propre quartier, l’endroit où j’ai grandi, toutes ces belles relations humaines construite par le temps et des petits sacrifices, tout été ruiné par cette enquête.
Comment une assurance sensée vous assister, et qui a l’habitude de traiter des cas de cambriolage, avec tout ce qu’implique comme sentiment et traumatisme ce genre de mésaventure, certain allant même jusqu’à l’assimiler à un viol pouvait-elle faire la publicité de ce qu’il m’était arrivé.
Les retours des gens que j’ai coutume de côtoyer le matin autour d’un café place Barrois furent sans appel. J’étais soit un imbécile, soit un ***, soit un allumé ou je ne sais quel autre type d’individu.
Bref, Les rumeurs allant bon train on ne me considérait plus de la même façon.
Deux mois après Allianz m’envoie un tableau m’octroyant un dédommagement de 5500 € sur plus de 30 000 € de perte. Mon sang ne fit qu’un tour et je contactais donc l’agent. Ce dernier ne se démonte pas et me dit que tout était géré par le siège social, et qu’aucune doléance ne se faisait en agence. Toutefois face à mon insistance et au vu du préjudice subi, l’agent me concéda 4000 euros de plus, ce qui ne compensait toujours pas mes pertes !
Nous savons tous et avons tous une anecdote en tête de personne ayant subi un dommage et n’ayant pas été remboursée à la hauteur de sa perte mais Allianz semblait dépasser tous les quotas de mauvaise foi !
Je décidais donc de m’adresser au siège social qui refusait de me prendre au téléphone.
J’ai alors tenté d’user des réseaux sociaux pour exprimer mon mécontentement croyant de bonne foi en ma liberté d’expression. Ils ont alors bloqué mes comptes Facebook Je me suis instinctivement rendu au sein des agences pour prévenir les agents des méthodes de fonctionnement du siège pour lequel ils travaillaient.
Très vite les agences de Nancy se sont appelées entre elles pour fermer leurs locaux et m’interdire l’accès. Je me suis retrouvé devant une agence à l’intérieur de laquelle l’agent me narguait en me faisant des signes de la main tout en souriant mièvrement. De quoi me rendre fou. Furieux, j’ai mis un coup de poing dans l’enseigne.
Dans toutes les agences où j’avais pu entrer, je m’étais contenté de leur décrire la façon dont leur siège social traitait les clients lors d’un sinistre.
Mais dans une agence, face au dédain de l’agent général et, voyant ma colère grandissante, j’ai jeté un petit bol de bonbons contre le mur avant de prendre congé de pour éviter un conflit physique
Je me suis rendu dans l’agence de trop…à Vandoeuvre les Nancy quartier des nations. Ma quête étant d’entendre et d’obtenir gain de cause. À ma gauche était présente une conseillère affairée avec une cliente qui tenait une poussette, avec à l’intérieur un nourrisson. Je me présentais et demandai à voir l’agent tout en avançant. Et là, bondissant sur moi tel un ours sur sa proie, l’agent en question me poussa vers la sortie. Très agressif il me pousse même sur la poussette contenant le nouveau-né. Surpris, je ne m’attendais pas à un tel accueil, je l’ai repoussé de mon bras gauche et j’ai jeté deux chaises entre nous pour le maintenir à distance, l’agresseur s’est soudainement mué en victime, criant à l’agression et criant au fou ! Le responsable de la sécurité a alors accouru m’a demandé de le suivre à l’étage a relevé mon identité, a entendu mes explications, m’a dit comprendre ma colère et m’a cordialement raccompagné vers la sortie.
.Quelques minutes plus tard mon propriétaire m’appellent pour m’informer du fait que la police s’était rendue à mon domicile
Sur la route je vis des policiers qui faisant des signes dans leur voiture qui semblaient désigner comme la personne qu’ils cherchaient. Je pris donc la première sortie pour me garer et les attendre. Ils m’emboitèrent le pas et arrivent quelques dizaines de secondes après, ils effectuaient leur contrôle, me demandant ce qu’il s’est passé, je leur explique à leur tour, ils me disent comprendre, que ce n’ai vraiment pas si grave, et me demandèrent de bien vouloir les accompagner au poste de police pour faire une déposition. Je les accompagnais, dans la plus grande courtoisie, libre de mes mouvements, au poste de police.
Une fois au commissariat, on m’annonce que je suis placé en garde à vue, on me lit mes droits et je demande à voir un avocat pensant que je sortirai très rapidement de cette cellule imprégner de vapeurs d’urine et d’excréments. Les mauvaises odeurs me montant à la tête je leur ai demandé de voir un médecin.
Je vois donc l’avocat à qui j’explique la situation. Il m’écoute, prend des notes et me dit qu’il sera là lors de l’audition qui devait avoir lieu dans la nuit. J’apprends à ce moment-là que j’allais passer la nuit dans la cellule.
A son tour le médecin vient me voir et m’administre un cachet pour mon mal de tête.
Ce n’est que plusieurs heures plus tard, dans la nuit, que je suis escorté jusqu’à un bureau, où se trouvent mon avocat ainsi qu’une femme OPJ.
Elle prit le temps de m’écouter, et j’ai répondu le plus précisément possible à toutes ses questions. Mon avocat, quant à lui, continuait à prend plusieurs notes. Dans ce bureau, je me sentais déjà mieux que dans ce box infâme.
Arrivé aux trois quarts de l’audition, trois policiers entrèrent dans le bureau et nous demandèrent de nous dépêcher puisqu’un psychiatre m’attendait. À partir de là, l’audition s’écourta et toutes les 10 secondes l’avocat marquait son regard sur sa montre.
La policière m’avait sur le coup paru sincère, et pris par le temps, ni l’avocat ni moi n’avons pris le temps de relire la déposition. En sortant l’avocat a tout de même demandé à l’opj s’il y avait risque de prolongation. L’opj reprit alors l’avocat en lui disant que la garde à vue ne dépasserait pas les 24 heures eut égard à la loi en vigueur et aux faits qui m’étaient reprochés.
C’était la meilleure nouvelle de la journée.
Me voilà amené à un bureau où m’attendait un psychiatre. Il m’a demandé de m’installer et de lui parler de moi. Au bout de cinq minutes il m’a demandé ce que je faisais ici, je lui ai répondu ce à quoi il a rétorqué que je devais apprendre à contrôler ma colère.
Ensuite il s’est intéressé à ma vie professionnelle et enfin à mes attaches sentimentales. Je lui ai répondu, il a porté quelques jugements de valeur, que je n’ai pas mal pris, après tout, chacun a le droit d’être différent. En moins de 10 minutes, cette consultation qui ressemblait plus à une conversation était terminée.
Je suis alors raccompagné à ma cellule, j’ai demandé à fumer, le refus fut catégorique. Aussi, j’en ai profité pour demander du papier toilette, ce à quoi on me répond qu’il m’en sera apporté plus tard dans mon box. J’attendis donc impatiemment que l’on m’en apporta, mais malgré la réitération de mes demandes, j’attends toujours !
Quelques heures plus tard dans la matinée, l’OPJ responsable de ma garde à vue, la même qui avait été exécrable avec moi la veille m’annonça qu’on allait me conduire à l’hôpital, sans plus d’explication, c’est en chemin qu’un policier me précise que ma destination finale sera l’hôpital de Laxou. Et que le psychiatre la veille avait diagnostiqué la folie.
Stressé, menotté, souillé par cette nuit passée au cachot, avec cette envie de plus en plus pressante et douloureuse de déféquer. Je vous rappelle que le papier toilette m’a été refusé à chacune de mes demandes. Je suis emmené à l’hôpital.
À l’hôpital, les policiers cherchaient désespérément un psychiatre, j’ai cru comprendre à travers leur discussion qu’il leur fallait un deuxième avis d’expert pour me faire hospitaliser à l’HP de Laxou. Ils cherchèrent en vain. C’est alors qu’un médecin que l’un d’eux connaissait proposa de m’ausculter. Il me demanda mon nom prénom, âge et profession, rien de plus. Toujours menotté nous quittâmes l’hôpital sans comprendre s’il y avait eu consultation ou pas. Je ne sais même pas si il y a une consultation ou pas.
À mon retour en cellule, je leur ai redemandé pour la énième fois du papier toilette, pensant que leur empathie allait l’emporter sur leur devoir, voire leur mission de me faire admettre à Laxou comme fou. Mais il n’en fut rien, J’insiste sur ce point qui constitue le degré ultime d’humiliation et de dégradation de l’être humain, l’empêchement à la défécation, je le dis crûment mais je ne sais comment l’exprimer autrement : Ni les interrogatoires, ni le menottage, ni les allers et venues chez des prétendus psychiatre qui s’évertuaient à trouver en moi une quelconque défaillance psychique ne m’ont autant humilié, diminué et vulnérabilisé que ce refus à l’hygiène la plus élémentaire. Je le revendique comme une forme de maltraitance !

Ceci dit, il ne me restait à ce moment-là, que trois heures de garde à vue quand survint auprès des policiers une certaine agitation.
A la sortie de mon box, quatre hommes du service médico psy m’attendaient avec un brancard
J’ai donc été allongé sur le brancard pieds et poings liés. Nous sommes sortis du commissariat, l’équipe médicale m’a rassuré sur le fait que personne ne pouvait nous voir.
Ils m’ont demandé la cause de ma garde à vue, et le simple temps du trajet leur a permis de comprendre que je n’étais pas fou, mais surtout très envie d’aller à la selle.
J’étais tout de même stressé car je ne savais pas où j’allais exactement et que j’étais toujours privé de ma liberté.
Dès notre arrivée à l’hôpital psychiatrique les liens m’ont été enlevés. J’ai tout de suite été rassuré par la gentillesse du personnel soignant, là, je n’étais pas considéré comme un criminel, mais comme un patient. Le personnel soignant m’a montré ma chambre ainsi que ma douche et les toilettes… je ne vous fais pas de dessin… la chambre où l’on m’a installé était propre.
Très vite, j’ai rencontré psychiatrique de l’hôpital entouré de son équipe. Leurs sourires, leurs paroles et leurs visages m’ont tout de suite rassuré sur mon état psychiatrique. Nous convenons intelligemment et collégialement que quel que soit la légitimité d’une colère, elle ne donne pas droit à outrepasser la loi.
Cependant l’ordonnance d’hospitalisation du préfet impliquait une mesure obligatoire de soins. Or je ne me considérais pas comme malade. Et Il m’a toutefois prescrit des médicaments, contre mon grès, le soir et en très faible quantité. Je me suis senti drogué à mon insu, mais je n’avais pas d’autres options, et puis je sentais que je pouvais avoir confiance en ce docteur et à son équipe.
Il faut dire que je venais de quitter un endroit hostile et nauséabond et que j’étais à présent entre les mains de personnes bienveillantes, au sein d’un environnement beaucoup plus sain.
Nous étions jeudi, et je devrais passer au moins une nuit ici. Il est 17 heures, afin de poser mes marques dans ce nouvel environnement, j’engageais la conversation avec un patient qui me dit partir après-demain.
Je l’interrogeais sur les conditions et règles de vie en général, ce à quoi il m’a répondu normalement. Très vite le repas de 19H00 suivi de ma première nuit dans un hôpital psychiatrique.
La nuit, les portes des chambres sont fermées mais pas à clés, ce qui procure à tous, une liberté de mouvement, même la nuit…Comme je ne connaissais pas l’état mental des patients du même bâtiment que moi, il me fut impossible de trouver le sommeil. J’ai donc décidé d’entraver l’ouverture de la clenche par un siège. Une des infirmières m’a gentiment expliqué que je n’en n’avais pas droit, et donc,
À chaque enclenchement de porte lors des rondes des infirmiers, je m’attendais au pire.
Le lendemain matin, le médecin chargé du centre, est venue me voir dans ma chambre avec son équipe. Il a ouvert ma fenêtre, me permettant ainsi d’aérer ma chambre. Il m’a expliqué la mesure dont je faisais l’objet, m’a posé des questions sur mon énervement et ma colère, et m’a apprêté psychologiquement à passer le week-end ici.
Dès lors j’ai fait envoyer un mail à l’avocat commis d’office censé me défendre pour lui demander conseil, mais il ne m’a jamais répondu.
La nuit suivante, à trois heures du matin, la fatigue commençait à l’emporter quand un patient, poussé par l’envie de fumer, pénétra dans ma chambre pour me voler des cigarettes. Dans les secondes qui suivirent le personnel de nuit l’alpaga et lui intima l’ordre de se rendre dans sa chambre. Il ne m’en fallut pas plus pour me couper toute envie de dormir.
Privé de sommeil et de liberté, drogué de force, je ne pouvais m’empêcher de penser qu’Allianz allait réussir à faire de moi un vrai fou.
Puis ma curiosité naturelle a pris le pas sur mes appréhensions… Je me suis donc intéressé donc alors aux problèmes des vrais malades, j’ai pris le temps de les écouter et j’essayé de les conseiller au mieux. Sans prendre la place des infirmiers, j’ai décidé de mettre mon temps, de toute façon condamnée, au service de ceux qui en avait besoin.
Et je me suis pris à contempler la machine médicale en œuvre.
Plus que d’être disponible, le personnel de l’hôpital se rend indispensable. C’est une des rares fois dans ma vie où j’ai été impressionné par la grandeur de cœur de certains hommes et femmes. Des gens à l’écoute qui participent aux conversations de groupe entre les patients, y instillent un sens et suscitent une véritable cohésion entre eux. Ils font tout pour améliorer la condition humaine de leurs patients, qu’ils soient médecin, Infirmier, soignant ou aide-soignant.
Le personnel de cet hôpital dispose de toutes les qualités requises pour ce métier… L’empathie, l’écoute, la patience et le courage... toutes ces qualités en une seule et même personne.
C’est comme si nous avions réuni les plus belles âmes au même endroit.
Ils n’apportaient jamais une réponse négative à une requête. Ils essayaient, trouvaient, une solution ou une alternative. Pour chaque patient, ils dépassaient la simple fonction professionnelle de telle sorte qu’on ressentait à leur contact une intention sincère presque amicale.
Ils agrémentaient notre lieu de vie par des compositions florales dans le jardin à l’instigation d’une jeune infirmière, ou encore par l’enrichissement régulier de jeux de sociétés et de livres à la salle d’activité.
De nombreuses scènes, soumises au secret médical, reflétait le courage des soignants à protéger leurs patients envers et contre tout.
Ma relation avec le pire des groupes, Allianz, m’avait amené, a rencontré le meilleur des Hommes.
Une réalité qui me permettait de relativiser cette cage dorée.
J’avais beau être émerveillé par le corps médical. Ça ne changeait pas ma situation, et j’étais privé de ma liberté, et ma vie personnelle et professionnelle était de nouveau bloqué par de fausses allégations et plaintes déposés par des personnes travaillant pour Allianz.
Je ne connaissais pas la procédure à suivre, mais grâce à des appels de soutien à ma famille et des amis, j’ai compris que c’était les services de la préfecture qui signaient ce genre de requête. J’étais placé en SDRE

Le lundi un autre médecin psychiatre m’a pris en consultation pendant plus de 40 minutes. Son diagnostic était formel. Je n’étais pas malade psychiatrique et je n’avais rien à faire ici. Plus tard un psychologue après un long entretien tirerait les mêmes conclusions. Elles furent envoyées dans la foulée via fax et mail afin que je sois libéré. Mais des personnes au sein de la préfecture en avaient décidé autrement. Le lendemain donc, nouveau diagnostic psychiatrique faisant état de ma bonne santé mentale. Mais l’ARS filial de la préfecture, donna de faux prétextes tel le manque de papier dans le fax, puis le fax cassé, puis l’intitulé du diagnostic médical inadéquat. Au fur et à mesure des jours ils s’enfermaient dans leurs mensonges envers les médecins et envers ma famille.
Heureusement, nous sommes en France, et j’avais, dans mon malheur, le droit de rencontrer le juge des libertés.
Ce fut vendredi, alors que le rendez-vous était pris avec le juge des libertés pour le lundi d’après, que les services annexes à la préfecture décident subitement de me libérer, mais pas totalement, En effet il me restait un peu moins de trois heures de garde à vue que le procureur voulait mettre à profit. J’avais un quart d’heure pour préparer mes affaires car la police venait me chercher directement à l’hôpital.
J’ai été ému de quitter toute l’équipe du service, équipe médicale qui avait été au petit soin avec moi durant tout mon séjour. Ils l’ont bien senti en m’accompagnant tous à la porte de sortie, me faisant une haie d’honneur.
Ma galère ne s’arrêtait donc pas là… et mon transfert aux services policiers s’effectuait dans le calme et une pointe de tristesse.
Les policiers chargés de m’escorter au commissariat ne m’ont pas menotté et m’ont amené cordialement en cellule de garde à vue. Je pensais qu’il ne me restait plus que trois heures de garde à vue à faire et j’étais heureux de voir le bout du tunnel…
Mais il n’en était rien ! L’OPJ de ma précédente garde à vue, celle-là même qui m’avait traité comme un animal, vint m’annoncer un prolongement de garde à vue. Elle tenta de me faire signer des droits auxquels j’aurais renoncé, comme celui d’appeler durant 30 minutes un proche. Mais comme je m’en suis aperçu la tension entre nous n’était que plus forte. Ils m’ont d’abord fait signer la reconduite des 24 heures de garde à vue. Puis, la prolongation de l’ancienne garde à vue, Ceci constituant une inversion dans la procédure, un défilé dans ma cellule commença, pour rétablir la bonne conduite de ladite procédure, pas moins de six officiers différents, sont venus à tour de rôle, me faire signer des papiers et quand je suis parvenu tant bien que mal à obtenir le droit à mon appel, celui-ci fut interrompu sans cesse par l’officier.
Le premier avocat commis d’office qui n’avait pas répondu à mes mails durant mon séjour à l’hôpital a refusé de venir. Donc, un nouvel avocat commis d’office me fut attribué pour cette nouvelle audition. Cette fois c’était une avocate et je me retrouvais en audition avec la même personne qui m’avait entendu la première fois. Tant mieux la compréhension et la cohérence de ma déposition s’en trouvait renforcée. J’apprends à ce moment-là que huit agences Allianz ont profité de mon enfermement pour déposer plainte à mon encontre. Y compris les agences où j’avais trouvé porte closent et dans lesquels à fortiori je n’avais pas pu entrer.
Cette information eu sur moi un revirement de ma colère. En effet jusqu’à présent je considérais que le préfet et le procureur de la république s’étaient acharnés à me maintenir en HP alors qu’en fait l’acharnement provenait d’Allianz
Et pour cause, Les agents d’Allianz, inspirés par leur siège social, avait tout mis en œuvre pour me faire passer pour un fou à travers leurs dépositions.
C’est ainsi que durant l’audition, à travers les questions de l’OPJ, je découvrais le pourquoi de mon hospitalisation forcée.
Certains agents avaient été loin, très loin, dans leurs mensonges, porté par l’ambiance stigmatisante à l’encontre des musulmans, dans un élan de totale paranoïa, un agent d’Allianz a osé déposer que je l’avais insulté de «sale mécréant», celui même qui m’avait agressé.
Cet idiot n’avait rien trouvé de mieux pour se victimiser, que de surfer sur la souffrance liées aux actes de terrorisme.
Mon avocate s’en est allé, j’ai été reconduit à ma cellule, pour y passer la nuit, aucune perspective de ce qui m’attendait.
Le lendemain, les policiers chargés de la garde à vue vinrent me chercher dans ma cellule. Cette fois-ci, la même OPJ chargée de ma garde à vue, allait m’entendre. Et sans aucun avocat.
Des mots furent lâchés, bombes, menaces terroristes, de me faire sauter avec des gens dans des agences, de me mettre en prison…
A ce moment-là, je crus être chez les fous !
Ces questions posées par l’OPJ la plus agressive voire méchante du poste, ceci sans la présence d’aucun avocat, avait pour but de me faire peur.
C’était comme si elle voulait m’intimider, m’intimer l’ordre de la fermer sans quoi ils me feraient passer pour ce genre de personnes. Alors que les vidéos du centre commercial prouvaient mes dires.
En somme Allianz avait trouvé en elle la parfaite complice,
Après toutes ces gentillesse et politesses je ne savais plus si je devais en rire ou en pleurer, une chose est sûre, j’étais écœuré.
D’un client insatisfait à qui on avait supprimé toutes possibilités d’exprimer son mécontentement, Allianz m’avait commué en un dangereux islamiste terroriste.
Je fus reconduit dans mon infâme et puante cellule avec le goût de fiel à la bouche.
Une heure et demi plus tard on vint me chercher pour me dire que j’étais libre, enfin presque, car j’allais être conduit sous main policière devant le procureur et le juge des libertés pour être placé sous contrôle judiciaire au tribunal.
Je fus escorté de deux policiers mais devant le tribunal, la barrière ne s’ouvrait pas, à ce moment, j’ai vraiment eu peur que l’on me reconduise dans ma cage. Deux minutes très longues. L’idée d’y retourner fait remonter en moi les odeurs d’excréments indéfectiblement imprégnés dans mon nez. La barrière finit par s’ouvrir et une fois arrivée dans les sous-sols du tribunal on me démenottes pour me jeter dans une geôle blindée encore plus sale. La chasse d’eau n’était pas tiré, et les toilettes débordées d’immondices. Une demi-heure plus tard je rencontre une avocate d’astreinte qui m’a expliqué que j’allais rencontrer le procureur, et que ce dernier allait me placer sous contrôle judiciaire. Il m’est sommé de la fermer quand le procureur parle et c’est ce que je fis sauf bien sûr lorsqu’il me posa des questions.
Enfin, je suis ensuite escorté par deux autres individus pour être officiellement placé sous contrôle judiciaire par le juge des libertés. La juge, plus sympathique que le procureur, répété ce que ce que le procureur a dit. Je signe et je suis alors escorté une dernière fois jusqu’à la sortie du tribunal où je récupère mes affaires de l’hôpital dans la voiture de police. Je suis laissé sur le trottoir avec mes sacs comme le dernier des clochards.
Je suis libre en l’attente de mon jugement… libre oui mais pas tout à fait, je suis sous contrôle judiciaire pour la première fois de ma vie.
Allianz in your AZ from A to Z.
DARDARTARATATA
 http://www.60millions-mag.com/forum/banque-epargne-credit-f76/la-formation-commercial-dipense-par-allianz-t47933.html#p157725